| Née
le 12 février 1905 à Madrid, fille des anarchistes catalans
Joan Montseny (Federico Urales) et Teresa Mane (Soledad Gustavo), fondateurs
de la Revista Blanca,
en 1898.
Federica milite très jeune à la C.N.T. Avec son père, elle fait reparaître la Revista Blanca, puis une nouvelle publication qui deviendra mensuelle La Novel.la Ideal ("Le roman idéal" : romans de propagande libertaire, parlant d'antimilitarisme, d'entraide, d'amour libre, etc.). En 1930, elle prend pour compagnon Germinal Esgleas. En 1936, elle est au comité régional de la C.N.T. et au comité péninsulaire de la F.A.I. Ministre de la santé du nouveau gouvernement républicain avec trois autres membres de la C.N.T (cette participation d'anarchistes au gouvernement sera largement controversée), elle fait voter une loi légalisant l'avortement. A la fin de la guerre, elle est contrainte à l'exil, en France. Avec son compagnon, ils continuent à soutenir les anarchistes, et connaissent tous deux les prisons françaises. Une fois libérée, Federica reprend la lutte, en France, à Toulouse. Disparue le 14 janvier 1994 à Toulouse, Federica Montseny était l'une des dernières grandes figures de l'Espagne libertaire. Federica Montseny est l'auteur d'un livre-témoignage : "Pasion y Muerte de los Espanoles en Francia" (Toulouse - 1950) |