|
Longtemps, Franco leur barrera la route des Pyrénées. A partir du 27 janvier 1939, plus de 100 000 républicains espagnols se réfugient en France ; les hommes sont aussitôt enfermés dans les camps d'internement des Pyrénées-Orientales, notamment sur les "plages d'exil" de la Côte Vermeille : Argelès, Le Barcarès, Saint-Cyprien. Ces "Rouges" font peur... À la
déclaration de la guerre, de nombreux Espagnols, qui ont
encore
le goût amer de la défaite en Espagne, s'engagent
dans les
Régiments de Marche des Volontaires Étrangers ou
la Légion
Etrangère.
Cependant,
on les trouvera en première ligne partout en France
où les
patriotes, français et étrangers
résisteront à
l'occupant. Ceux d'entre eux qui ont fait la guerre d'Espagne sur les
mêmes
fronts que les Brigades Internationales s'engageront de
préférence
dans les FTP-MOI où ils retrouveront bien des
connaissances.
Egalement, les diverses formations politiques et militaires des Mouvements Unis de Résistance (MUR), Combat et Francs-Tireurs. Ils participeront à la libération de nombreux départements dont l'Ariège, les Basses-Pyrénées, le Gers, le Tarn et les Pyrénées-Orientales. Les Espagnols étaient aussi présents dans les grandes concentrations de résistants : le Vercors, le Plateau des Glières, le Mont Mouchet. Ce sont les chars portant des noms de villes ibériques et conduits par des Espagnols qui seront les premiers à entrer dans Paris libérée à la tête de la 2e Division Blindée de Leclerc. A la fin d'août 1944, l'Union Nationale Espagnole (UNE) aligna des milliers de combattants sur tout le territoire français, dont de nombreuses femmes. Dans l'ouvrage "Ces femmes espagnoles. De la Résistance à la Libération" (Editions Tirésias), Geneviève de Gaulle Anthonioz va jusqu'à avancer le chiffre de 35 000 pour estimer le nombre des victimes espagnoles de la Seconde Guerre mondiale fusillés, morts dans les combats ou dans les camps de concentration. Il est hors de doute, en tout cas, que les sacrifices des Espagnols pour la libération de la France, et en vue aussi de libérer leur pays, sont énormes mais relativement méconnus. |
les réfugiés espagnols et antifascistes italiens "Les Les chiffres indiqués paraissent exagérés. En l'absence de documents, on ignore la réaction formelle de Laval. Cependant, il ne subsiste aucun doute sur les déportations de la zone sud des Espagnols et des réfugiés italiens soit vers le groupement de travail de l'organisation Todd soit vers les camps de concentration en Allemagne, notamment à Mauthausen. |