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| Vue de la tribune le matin à l'ouverture du colloque | Rémy PECH, Président de l'Université, accueille les participants. | De 9h du matin à 19h le soir, un auditoire attentif et participatif. |
| Voilà soixante ans les républicains
espagnols étaient en première ligne pour libérer
la France. Les puissances de l’Axe, Allemagne, Italie, Japon
étaient acculées à la défensive. Dans ces
conditions il était bien normal de tenter d’abattre le régime
que Franco avait imposé quelques années auparavant grâce
au soutien d’Hitler et Mussolini. A la fin de l’été et au début de l’automne 1944, des milliers d’anciens combattants républicains espagnols se rassemblent dans le sud-ouest de la France, à l’appel de l’Union Nationale Espagnole (Unión Nacional Española, UNE), sous l’égide du Regroupement des Guérilleros espagnols (Agrupación de Guerrilleros Españoles, AGE). L’Union Nationale Espagnole avait été lancée en 1941 ; son premier journal, « Reconquête de l’Espagne » (Reconquista de España) était paru le 1er août 1941. Son objectif était de rassembler toutes les forces antifranquistes en vue du rétablissement de la |
démocratie
en Espagne. Dans cette perspective, la UNE donna une impulsion majeure à l’engagement des républicains
espagnols dans la Résistance française.
Dès juin 1942, la UNE annonçait coordonner 108 comités en France. Parallèlement au renforcement des activités de résistance en France, du matériel et des hommes sont envoyés vers les maquis de l’intérieur de l’Espagne. Par exemple, Jesús Monzón, l’un des initiateurs de l’Union Nationale Espagnole, quitte la France pour s’installer à Madrid dès 1943, en vue de développer « la UNE » et l’Armée guérillera (El Ejército Guerrillero) en Espagne même. Le nombre de guérilleros qui pénétrèrent en Espagne cet automne 1944 n’est pas connu avec certitude. On estime que l’effectif disponible pour cette pénétration était de l’ordre de 10 000 à 15 000 hommes, répartis tout le long des Pyrénées. Selon l’historien Francisco Moreno Gómez (La resistencia armada contra Franco, Ediciones Crítica, Barcelona, 2001) l’ordre militaire de lancement de la pénétration fut émis le 21 septembre |
1944, depuis le quartier général de
« la AGE » à Montréjeau, par le général
Luis Fernández (« General Luis »). L’action principale
prévue était la pénétration et l’occupation
du Val d’Aran ; dans cette zone
le commandement de 3500 à 4000 guérilleros fut confié
au colonel Vicente López Tovar.
Cette action commença le 19 octobre 1944. Mais l’effet de surprise
passé, les forces franquistes firent la démonstration d’une
très forte supériorité numérique et matérielle
qui amena López Tovar à donner l’ordre de repli le 28 octobre.
Néanmoins la lutte des maquis d’Espagne allait continuer plusieurs années encore, non seulement dans les Pyrénées mais aussi au cœur de la péninsule… Aujourd’hui nous voulons célébrer la mémoire de tous ceux qui, voilà soixante ans, conformément à leurs idéaux de justice et de liberté éprouvés dans la lutte contre les nazis, en France et ailleurs, ont continué d’agir pour la « Reconquista de España ». Car l’Histoire officielle tend encore à les oublier. |
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| Ferran
SANCHEZ AGUSTI, auteur de plusieurs ouvrages dont "Maquis a Catalunya", une référence |
Jean ORTIZ, historien universitaire à Pau, auteur de plusieurs films-documentaires sur les guérilleros. |
José ALONSO - Commandant
Robert - guérillero espagnol
FFI et qui a participé à l'offensive du Val d'Aran |
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| Beaucoup de questions dans la salle | Un ancien guérillero qui a participé à l'offensive du Val d'Aran en 1944 | |
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| Ferran SANCHEZ commente la carte des offensives de l'automne
1944 |
Henri FARRENY animait la séance du matin | Claude DELPLA,
agrégé d'histoire, une mine de connaissances sur les maquis d'Ariège. |
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| Jean-François BERDAH, historien universitaire. | Jean-Louis DUFOUR, universitaire, auteur de plusieurs films |
Narcis FALGUERA, Président des Anciens Guérilléros
Espagnols. Il a participé à l'offensive du Val d'Aran en 1944. |
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| Quelques 250 personnes ont participé aux travaux de la journée | Moment
d'émotion très attendu : les interventions de Manel LLATSER (photo) et Angel FERNANDEZ (anciens prisonniers) |
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Rafael GANDIA, ancien
officier républicain et guérillero espagnol
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Joan CORBALAN, historien catalan. |
Enric FARRENY, ancien
soldat républicain et résistant FTP
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Au micro, le brigadiste italien Vincenzo TONELLI Au centre José RAMOS, ancien guérillero espagnol. |
Un débat très fructueux et très ouvert avec la salle... |
Le commandant Robert nous présente son portrait réalisé en 1944 par un guerrillero ... russe ! |
| Une journée exceptionnellement
riche ! |
Ont envoyé des
messages pour saluer la Journée : Jean-Luc MOUDENC, maire
de Toulouse (UMP), Françoise IMBERT, Pierre COHEN, députés
PS de Haute-Garonne. Ont assisté aux travaux : Gérard
BAPT, député PS de Hte-Garonne, Marc CARBALLIDO, président
du groupe socialiste au Conseil régional de Midi-Pyrénées,
Edouard MONTENEGRO, élu PCF |
En ligne très prochainement
sur ce site un résumé des différentes interventions. Les Actes du Colloque devraient être publiés au 2e trimestre 2005. |