| Erigé à la suite d'une souscription publique, le monument national de Prayols (Ariège) fut inauguré le 5 juin 1982 en présence de M. Alain Savary, Ministre de l'Education Nationale, Compagnon de la Libération. | |
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Une
cérémonie a lieu à Prayols chaque année ...
le premier
samedi du
mois de juin en présence des autorités civiles et
militaires. Ci-dessous : aux côtés de M. le Maire de Prayols
(M.
Laguerre), du Préfet de l'Ariège
et d'un Colonel de l'Armée de Terre, de
représentants du
Conseil Général de l'Ariège et
d'autres
personnalités, on remarque M. Narcis Falguera (veste bleue),
président de l'Amicale des anciens guérilleros
espagnols
(FFI). (Photo
CF : juin 2005) |
Au pied de la
stèle
« Je salue en toi tes vaillants
compatriotes, pour votre courage, pour le sang versé, pour
la
Liberté et pour la France. Par tes souffrances tu es un
héros espagnol et français ».
Déclaration de
Charles de Gaulle à un guérillero
blessé dans les combats de l'Ariège. |
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Une reconnaissance bienvenue mais tardive
Les
anciens guérilleros espagnols en France se sont
réjouis de la visite que le président
de la République française et le chef du
gouvernement espagnol rendirent en 1994
devant le monument de Prayols. Cet
hommage marquait une étape souhaitée et bienvenue
dans la
reconnaissance du rôle des résistants espagnols.
Le monument de Prayols a été érigé par l’Amicale des Anciens Guérilleros Espagnols en France – FFI qui fut constituée (en fait re-constituée) en 1976. Pourquoi si tard après la Libération ? L'opération Boléro - Paprika
En fait,
c’est dès le 30 mai 1945 que fut
créée une
“Amicale des Anciens FFI et Résistants
Espagnols”.
Mais le 7 septembre 1950, le gouvernement français
(présidé par M. René
Pléven) lança une opération
policière appelée
“Boléro-Paprika”
:
288 antifascistes étrangers, dont 188 espagnols, furent
arrêtés et expulsés de
métropole (vers la
Corse, l’Algérie et vers "les
frontières de l’Est”). Parallèlement,
plusieurs organisations
antifranquistes furent déclarées
dissoutes dont l’ “Amicale des Anciens FFI et
Résistants Espagnols”. Il aura donc fallu un quart
de siècle pour que cette
association puisse enfin se reconstituer.
(*) Dans ce gouvernement, un secrétaire d’État s'appelait ...François Mitterrand. |