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Juan Costumero, 18 ans, guérillero dans la 9e Brigade |
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Juan
Costumero,
naît à Talaván (Cacéres) le
17 avril 1925.
Son père Rufino, simple jornalero, refuse de verser la dime au curé du village. Une altercation s’achève par un violent coup de poing dans la figure du Don Camillo local. Nous sommes en 1935 et la famille doit quitter l’Espagne, fuyant la misère et la faim, à pieds, jusqu’en Ariège puis vers Decazeville où Rufino est embauché comme mineur à la Commentry-Fourchambault. Juan fréquente très peu - trop peu - l’école de la République française. Aîné de 5 enfants, il a 11 ans et doit travailler comme manœuvre mineur. En février 1943, Juan rejoint les maquis FTPF d’Ols (*), participe aux combats de Cajarc, Carmaux, Gelles, Montbazens, Blaye-les-Mines, Decazeville, plateau d’Hymes ainsi qu’à la libération de l’Aveyron et du Tarn. Engagé dans la 204e division (9e brigade, 2e bataillon F.F.I) des guérilleros espagnols (commandée par « Salvador », commissaire politique : « Salinas ») dépendant de la Union Nacional Española et après une période d’entrainement « guérilla » à Espéraza (Aude) sa brigade stationne à Saint-Girons (Ariège) puis à Sentein (Ariège) attendant, dans une mine de plomb, le déclenchement de l’opération « Reconquista de España » dans le Val d’Aran. Dans la nuit du 18 au 19 octobre 1944, les guérilleros gravissent les Pyrénées à 2400 m. Ils pénètrent en Espagne, traversent quelques hameaux et arrivent tout près de Salardú à 8 kms seulement de Vielha. D’intenses combats s’engagent dès l’aube sous une pluie glaciale. Mais l’adversaire est surarmé, les pertes sont sévères. Le commandement leur intime l’ordre de quitter la zone. Exténués mais vivants, les guérilleros regagnent Caumont (près de St-Girons) puis Carbonne (Haute-Garonne).Démobilisé des Bataillons de Sécurité Espagnole le 3 mars 1945, Juan Costumero reprend son travail de mineur de fond à Decazeville. Après 41 années dans la mine, il décède le 1er janvier 1986, il n’a pas encore 61 ans. Décoré de la Médaille de la Résistance, de la Croix du Combattant Volontaire, du « titulo de honor de la Juventud Combatiente » et cité à l’Ordre de la Nation française, Juan « Antonin » n’a jamais voulu arborer aucune médaille, sa vie durant. Le 30 décembre 2010 - Jean Costumero, son fils. (*)
maquis fondés par
François Vittori,
« commandant Marc »,
ancien volontaire des Brigades Internationales. |
De Decazeville Dans les pas d'un guérillero espagnol
Un ouvrage écrit |
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![]() Nauviale (Aveyron), le 6 septembre 1944, quelques jours après la Libération |
![]() Caumont
(Ariège), 17 novembre 1944
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| Merci à Jean Costumero pour ces photos appartenant à ses archives personnelles |
![]() Photo prise à Caumont (Ariège) le 17 novembre 1944 |